Je cherchais des chiffres de fréquentation sur des sites de médias professionnels. Un travail courant en relations presse, notamment dans des secteurs comme le BTP ou le transport : avant de contacter un journaliste, on vérifie l’audience, la ligne éditoriale et la crédibilité du support.
C’est en faisant cette recherche que je suis tombée sur un site que je ne connaissais pas.
Même structure qu’un média classique. Même ton. Même type de sujets.
Rien, au premier coup d’œil, ne le distinguait d’une vrai site de presse professionnelle.
En regardant de plus près, le doute s’est installé… Les photos étaient générées par IA. Les textes idem. Un journaliste à qui j’en parlais a simplement commenté : « L’IA ne sait visiblement pas encore où placer les essieux. » (Spoiler : sur un site soi-disant pro, c’est rédhibitoire.)
Un phénomène qui change d’échelle
Cette expérience n’est pas isolée.
Dans un des récents articles, In Data Veritas relève que le nombre de sites d’actualité générés par IA a fortement augmenté en un an. Le nombre de sites d’actualité en français générés par IA serait ainsi passé de près de 1 000 à 10 000 en un an. Certains de ces sites totalisent ainsi plusieurs millions de visiteurs uniques par mois. Leur public est réel. Leur contenu, lui, ne l’est pas tout à fait.
Le modèle est simple : produire à très bas coût, publier en masse, monétiser le trafic. Ces sites n’ont pas besoin d’informer rigoureusement. Ils ont besoin de paraître suffisamment crédibles pour obtenir du clic. Et ça suffit souvent.
Ce qui rend le phénomène difficile à contrer, c’est précisément la qualité de l’imitation. Ces sites ne ressemblent plus à des brouillons mal rédigés. Ils reproduisent les réflexes visuels et éditoriaux de la presse avec une efficacité redoutable. Le texte semble sérieux. La photo rassure. Le ton reste neutre. L’ensemble franchit sans difficulté le premier seuil de confiance. Et dans des secteurs techniques comme le BTP ou le transport, cette imitation fonctionne d’autant que les sujets sont complexes et peu accessibles au premier regard.
Pourquoi c’est un vrai sujet en relations presse BTP et transport
Pour une entreprise, l’enjeu ne se limite pas à être visible. En relations presse BTP comme en relations presse transport, la question devient rapidement plus exigeante : dans quel environnement cette visibilité s’inscrit-elle?
Un contenu publié sur un site généré par IA n’engage personne. Il ne repose sur aucune rédaction, aucune vérification, aucune responsabilité éditoriale.
À l’inverse, un article publié dans un média professionnel reconnu engage une signature, une ligne éditoriale et un travail journalistique. Ça change la lecture, la confiance, la durée de vie du contenu.
Un média professionnel sérieux vérifie ses sources, assume ses erreurs, répond de ce qu’il publie. C’est précisément ce que les usines à contenus ne font pas. Et ce qui les distingue, pour qui sait regarder.

Ce que cela change concrètement pour les entreprises
Dans ce contexte, le choix des supports devient déterminant, notamment dans une démarche de relations avec les médias ciblée et structurée.
En relations presse, notamment dans le BTP et le transport, publier au mauvais endroit revient souvent à produire un contenu sans impact réel. La visibilité existe en apparence, mais elle ne construit rien.
Un article publié dans un média professionnel sérieux s’inscrit dans un cadre. Il est lu par une audience qualifiée, repris parfois, et reste accessible dans le temps. Il devient un point d’appui.
À l’inverse, un contenu diffusé sur un de ces faux média disparaît aussi vite qu’il est apparu, sans laisser de trace exploitable.
Comment savoir si votre entreprise est visible dans les bons médias ?
Dans des secteurs comme le BTP ou le transport, tous les relais ne se valent pas. Et la différence n’est pas toujours évidente à première vue.
Un diagnostic rapide permet souvent d’y voir plus clair.
Est-ce que vos prises de parole sont reprises par des médias réellement reconnus dans votre secteur ? Et surtout, est-ce que vos messages correspondent aux attentes des journalistes que vous ciblez ?
C’est généralement à ce moment-là que les choses se jouent. Avant même de parler de visibilité, il faut déjà s’assurer que le cadre est le bon.
C’est précisément le point de départ d’un accompagnement en relations avec les médias : faire le tri, ajuster les angles et sécuriser des relais crédibles.
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Repenser sa stratégie de relations presse
Dans un environnement saturé de contenus, la visibilité seule ne suffit plus. En relations presse, dans le BTP comme dans le transport, l’enjeu est de construire une présence médiatique cohérente, crédible et durable.
Cela suppose de sélectionner les bons médias, de comprendre leurs attentes et d’adapter les messages en conséquence. Ce travail est moins visible que la diffusion elle-même, mais c’est lui qui conditionne les résultats.